Parlons un peu....
Parlons peu, parlons bien, parlons blog.
Y'en a chez qui c'est tout beau, tout propre, tout net. Qui ont de belles images en fond, en haut, en bas, sur les côtés. Des liens musicaux, ou même de la musique intégrée. Les bordéliques, les bien rangés, ceux qui n'ont qu'une colonne, voir deux, ou trois, ou même pas du tout. Des liens à droite, à gauche. Des bulles aussi, des dates, des rendez vous, des articles de partout. Il y a des blogs pour tout, et surtout pour nous. De ceux qui à première vu nous laisse froid parce que le graphisme c'est pas ça, mais qui s'avère plus intéressant que celui fait par un pro. Ceux qui traitent de littérature enfantine. Ou pour adultes. Qui restent exclusivement attachés aux livres et aux avis, et ceux qui s'éparpillent et volent un peu de tout de la vie. Il y a les copiés collés. Les trop bien cadrés. Et les mal foutus. Et puis ceux qui font envie. Qu'on jalouse et qu'on rêverait d'avoir.
Il y a les rendez vous quotidiens, le c'est lundi, le c'est mardi. Et ainsi de suite. L'extrait du jour. Les couvertures qui font rêver. Les sorties littéraires. Les TAG et compagnie. Et il y a vous, nous, toi ou moi. Et le pourquoi?
Et alors que je regardais une vidéo de lecturedelivres qui parlait des SP, je me suis penchée sur la question. Enfin. Penchée...
Ainsi je suis tombée sur ça: la lettrine ou même ça le tiers livre et j'ai découvert ce qu'était déjà, un SP (so un service presse) et ensuite les questions qui découlaient de leur article notamment celle du positionnement du blogueur face aux maisons d'éditions. Et de la question qui me perturbait alors depuis quelques temps et qui rejoignait la leur: et moi, quelle blogueuse suis-je? Et pourquoi me sers-je (français ça?) d'un blog.
Remontons à la création de ce blog. J'ai créé Unyvert le 22 février 2010 sûrement un soir d'égarrement alors que j'étais pleine de bonnes intentions. Parce que des Unyvert à la Lau (donc moi) il y en a beaucoup sur la toile (ou il y en a beaucoup eu), vides, que j'ai ouvert, pour les oublier sitôt. Qu'y avait-il deux ans de ça? J'était encore dans le Maine et Loire, j'était alors responsable de l'animation d'un lycée (en ayant le même contrat qu'une assistante d'éducation, donc sous payée par rapport au boulot exercé). Je vivais dans mon petit appartement, dans ma petite ville, j'avais plus ou moins lâchée mon jeu... Et non. Je ne vois pas. Je ne me souviens pas de la raison de l'ouverture de ce blog. Sûrement avais-je alors envie de parler de mon sujet préféré: MOI.
Et puis comme je l'ai déjà mentionné plus loin dans ce blog, j'ai découvert les chaînes des bookubeuses, puis Livraddict et la notion de partenariats. Et comme beaucoup, je me suis dis: tiens... Il y a une ouverture intéressante dans le coin. Déjà dans l'idée de reprendre cet espace que j'avais mais complètement zappé et que j'ai retrouvé par hasard quand Over-blog m'a dit: oh la!!! Tu es déjà chez toi! Ensuite celle d'écrire, de chroniquer, de consigner aussi, mes avis, les miens, sur ce que je lis et peut être plus pourquoi pas. Et pour finir les livres qui pourraient éventuellement nous être envoyés dans le cadre des partenariats, et les quelques économies à faire... Parce qu'il faut être réaliste, c'est une motivation plus qu'humaine: chouette, un bouquin gratuit! Alors je m'interroge. Où est ce que j'en suis ici, et comment je considère mon blog? Quelles sont mes envies?
Depuis que je suis sur LA, j'ai avant tout découvert un nombre élevé de livres que je ne connaissais pas, et que j'avais vraiment envie de lire. J'ai aussi dépensé beaucoup, beaucoup plus de sous que ce que je mettais dans mon budget roman. J'ai appris à prendre le temps, plus de temps encore qu'avant, d'analyser ma lecture, de réfléchir sur ce que j'aimais vraiment lire, et pourquoi j'aimais lire ce style de livre, et à donner mon avis en faisant des chroniques. Et puis j'ai parcouru beaucoup de blogs, même si je ne prends que rarement le temps de poster un commentaire dessus, déjà parce que poster pour poster cela ne me plaît pas forcément, et poster pour que l'on vienne voir mon blog me dérange. Ce concept me gêne.
Bien entendu, j'aime échanger, j'adore, en tant que bonne égoïste humaine et narcissique que je suis, donner mon avis, qu'il soit bon ou mauvais, justifié ou non, et ce pour beaucoup de sujet. MAIS! Je n'aime pas l'idée que l'on puisse laisser une petite phrase sans grande importance dans l'unique but que l'on vienne jeter un oeil sur le blog de l'auteur de la note. (Suis-je claire ou non?) Je n'aime pas ce concept de "forcing". C'est très proche de ce que doivent ressentir les membres de youtube qui reçoivent sous leurs vidéos des liens des chaînes des autres avec juste une seule phrase: viens me voir!!!!!.
Donc je ne me force pas, et je poste quand je le sens, quand j'en ai besoin. Il en est de même pour les articles. J'ai parcouru beaucoup de blogs vous disais-je (et là je viens d'attraper quelques cheveux blancs en plus rien qu'à vous dire ça) et je sais que certains vont jusqu'à poster une fois par jour! Cela va de la phrase du jour, à l'article biographique sur un auteur que l'on affectionne. Et à la fois je les envies, de trouver la motivation, l'envie nécessaire de faire jouer son côté administrateur chaque jour, et d'un autre côté je ne peux m'empêcher de me demander: mais tous ces rendez vous, sont-ils bien utiles? Sont-ils fait parce que le blogueur derrière veut donner son ressentis là dessus, ou a-t-il pioché une phrase au hasard dans le dernier bouquin qu'il a lu? Fait-il cela pour avoir un meilleur blog rank? Pour avoir plus de passages? Et alors quelle est vraiment la motivation de ces passages? Y-a-t-il un véritable échange? Où est-ce purement commercial ou intéressé? Ainsi un blog ayant 10000 vues en plus d'un autre sera-t-il donc plus intéressant? Parce que plus de monde s'attarde sur lui? Il m'est arrivé de voir certains blogs dans lesquels il n'y avait absolument rien de personnel, rien même de vraiment culturel, rien que des rendez vous en veux-tu en voilà et qui avait un nombre incroyables de visites? Alors là dedans, comment s'y retrouver? Et si la question de quel blogueur est-il, on peut aussi se demander, quels lecteurs sommes nous?
Personnellement je ne trouve jamais le temps de poster. Ou la motivation. J'ai pleins d'idées pourtant, et pleins d'envie, mais peu aboutissent, voir pas du tout. Je poste quelques chroniques une fois de temps en temps, pour ne pas perdre la main, et puis et avant tout parce que le roman m'a plu. Je ne fais pas de chronique sur ceux qui en ont déjà une centaine de répertoriés sur bibliomania parce que je n'en vois pas l'utilité (même si il n'y a pas que LA sur internet). Je ne juge pas, bien au contraire, c'est juste que fainéante comme je suis, d'une part cela m'arrange, d'autre part, pourquoi donner mon avis sur un livre qui a tellement de chronique à son propos qu'on aura déjà lu le roman sans même l'avoir ouvert, rien qu'en lisant tous les articles...
Et donc, quant je vois tout ça, ces choses qui m'agacent, qui m'interrogent, qui m'inquiètent, qui m'attirent mais me font envie égalemment, je me demande parfois qu'elle est ma place sur la blogo. Parce qu'il est clair que je ne suis pas journaliste, ni même une critique intéressante (là je ne parle que de mon point de vu hein, si vous voulez me vénérer, vous pouvez), je ne ponds pas des articles en veux-tu en voilà et je ne fais même pas ça pour des partenariats spécialement parce que des livres, j'en ai déjà bien assez. Alors pourquoi?
Pour partager? Oui. Pour donner mon avis? C'est sûr. Pour garder en mémoire, surtout. A mon rythme. Quand je le veux, quand je le peux. Et puis parce que, j'aime avoir ma place dans ce monde. Mais est-ce la bonne?
Misère. Je pensais à la fin de cet article, qu'en tapant mes idées, une réponse me viendrait: suis-je vraiment une blogueuse? Ou devrais-je abandonner et me contenter de faire comme avant, de me promener sur la toile, sur LA et de lire mes livres... Ma foi. Tant que je n'aurais pas trouvé ma réponse, je resterai là. Mais n'empêche que... Que je me demande:
Et vous: vous en pensez quoi de votre blog, de celui des autres et de votre façon de faire?