Des petits bouts du soir.

Publié le par Unyvert le blog d'Alanysfolle

 

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Il est parfois difficile d'appréhender le monde. D'ouvrir les yeux et d'observer les autres comme on aimerait qu'ils nous observent. Sans jugement aucun. En toute conscience de l'autre. Des petits bouts de rien. De petits riens d'un tout. Il est souvent plus compliqué de regarder les autres que de nous observer. Parce qu'au final l'autre est un morceau de nous. De toi. De moi. 

Son rire qui se mêle au tien. Un sourire. Une larme. Un verre échangé. Une bouteille. Une partie de cartes. Qui sait ce que l'on retiendra de tout ça. De nous tous. Laisserons nous une trace? Et eux, que nous laisseront-ils? 

Il est toujours compliqué d'observer les autres parce que le regard posé sur nous est bien souvent dérangeant. L'attente d'une validation muette. Un hochement de tête. Un soupire. Un froncement de sourcils. Qui sait ce qui nous marquera? Et ce qui nous fera évoluer? Quant les questions, obsédantes prennnent place quelque part dans un coin du crâne sans pouvoir s'évanouir. Les étouffer? Ou les laisser grandir. La quête perpétuelle et obsédante. Pour quoi? Pour quelles raisons? Inlassables satisfaits. Insatiables. 

Le besoin de prendre l'air quand tout va bien et que tout tourne rond autours de toi. Comme le monde.... Mais le monde est loin d'être rond. Parcouru de vallées, de montagnes, de murailles, d'histoires. Il n'a rien de rond. De lisse. De parfaitement arrondi. Alors prendre un peu d'espace pour replacer les choses dans leur contexte. 

Savourer l'instant présent mais ne pas perdre à l'esprit que tout n'est que fugace. Pourquoi? Parce que tout l'est. Le temps qui passe et les secondes qui s'égrènent. Les feuilles qui naissent et grandissent, se teintent de dorures et de marrons pour s'envoler, danser, valser dans les airs avant de retourner à la terre. Comme la pensée de l'autre, des autres, qui traversent leurs regards, les votres, un pétillement en coin d'oeil, un battement de paupière, une lueur un peu dérangeante, un haussement de sourcil, une interrogation, un sourire. Rien n'est immuable, tout change. 

Et quand alors la conscience de cette évolution est là, terrifiante, dérangeante, comment lutter, que faire et que choisir? Abandonner, s'éloigner, prendre la tangeante, rassurante pour retrouver un monde déjà fait, une voie toute tracée parce que le changement fait peur...

Il est parfois difficile d'accepter l'autre.Toi. Vous même. Tous. Mais rien n'est défini. Alors accepter, de s'ouvrir, de se laisser aller, de croquer tout ça à pleines dents, d'ouvrir les mains et d'attraper à bras le corps l'autre. Se laisser enlacer, charrier, chambrer, apprécier, aimer. Peut être que cela ne durera pas. Mais le temps que ça durera, ne pas fuir, ne pas s'en aller. 

Parce que ces petites choses, infimes, minimes participeront à l'évolution d'un tout, d'un être.

Parce que sans cesse, nous continuons à apprendre des autres. Parce que sans cesse... Je continues à apprendre de vous. 

Publié dans Textes à moi

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